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Artisan orfèvre des mots Spécialisée en filigrane.

vendredi 15 décembre 2017

Bribes d'une journée... peut-être pas comme toutes les autres




Il y a le ciel qui est redevenu implacablement bleu, le vent glacial, et le soleil qui me fait de l’œil, et auquel je cède jusqu’à brûler mon dos. Et il y a ce froid, qui est entré dans mes os pour les faire gémir et dans ma poitrine pour faire monter ma fièvre. Les moments de pluie sont toujours trop courts, le soulagement ne vient que lorsque l’on est à bout. Il laisse après son passage une faille, une fatigue du corps que les désagréments se plaisent à combler.
On se croit toujours, je ne dirais pas invincible... mais solide, au moins, et le plus petit microbe est capable de nous abattre.
On se croit encore jeune, et la vie s’arrange pour nous dire le contraire.
On croit que les gens seront fidèles à leurs promesses et serments, et ils nous déçoivent toujours… Mais ça c’est un sujet dont je ne veux pas parler pour le moment.
Rassurez-vous, je ne suis pas amère, juste réaliste. On dira que c’est l’avantage de l’âge, mais je ne veux pas de sa sagesse lénifiante. Je veux continuer à vivre en marge des idées tempérées, et croire qu’il y a de par le monde des personnes qui sont assez folles pour comprendre les nuances de ce que j’écris.

Je vis un de ces paradoxes… mais c’est le propre même de l’humain. N’est-il pas ?
J’ai cru en prenant des tisanes et du citron au miel que je pouvais soigner ma bronchite ! 
Hahaha ! J’ai bien fait rire mes bactéries aussi ! Elles se sont délectées du miel et des bonnes herbes pour croître et s’épanouir. Cette nuit, la fièvre est montée tant que j’ai cru que je planais sur Mars… Ce n’était pas pour me déplaire, finalement… C’était si désertique, que j’ai senti la chaleur qui me manquait. Bref, résultat de la course, j’ai filé ce matin à la pharmacie, malgré mon état lamentable, pour récupérer les antibio, cortico, antipyro… enfin toutes les drogues, très utiles, et extrêmement efficaces pour soigner ma poitrine. Alors à partir de maintenant, je redeviens pharmacienne… j’ai cru un moment que l’allopathie était juste mon gagne-pain…
Je vous le dis mes amis, une heure après avoir pris mon traitement, je respirais déjà mieux. Pourquoi on nous fait croire que la nature fait bien les choses ? Oui, parfois, mais elle a besoin de coups de pouce aussi. Et l’intelligence humaine a permis de perfectionner certains de ses attributs.

On revient de tout, je vous le dis ! Les contradictions sont notre lot quotidien. Exercer en tant que pharmacien ou médecin, prescrire des médicaments aux gens, et s’en passer pour soi-même, c’est comme être avocat ou juriste et croire que la loi ne nous concerne pas, ou bien faire de la finance et se soucier de l’humain… vous voyez les nuances ? A ce propos, ils me font bien rire ceux qui disent qu’ils font du commerce équitable, c’est juste le moyen de vendre plus cher leur trucs…
Bon, je redeviens amère. Mais vous me connaissez assez bien maintenant pour me pardonner. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui parle, c’est la fièvre qui remonte…
Il est temps que je me remette sous la couverture que j’ai étendue ce matin sur mon mur, la vérité donne toujours froid aux pieds !

Si vous pouviez me voir, avec mon châle, mes quatre pull-overs et mon gros peignoir, vous exploseriez de rire, à me comparer avec ma photo de profil. J’ai pris 40 ans de plus, à cause d’un tout petit microbe… Qui a dit qu’on est toujours battus par plus petit que soi ?
Ou encore que l’âge ne compte pas ? Il compte mes amis, surtout quand on est fatigué…
La vie est belle malgré tout ! 🙏💝
Tiens ! je vais mettre avec ce texte une image pour compléter l'illusion 😉


mercredi 27 septembre 2017

Colère et tristesse



Ne réveillez jamais le fiel chez le poète, il peut souffler sa grogne et jeter des sorts ! Surtout lorsque des enfants sont usés et abusés!

Ma prose colérique est adressée à tous ceux qui volent l’enfance des petites filles, à ces pères, ces mères, à tous ces vautours qui confisquent l’enfance. À ceux qui obligent les petites filles à porter des voiles afin de mieux abuser d’elles, à ceux qui veulent les enfermer dans des carcans obscurantistes. Aux visages lugubres qui gribouillent des fatwas pour justifier l’atteinte aux libertés des femmes, et à ceux qui cherchent à tuer leur humanisme dans l’œuf. À ces serpents déguisés en hommes, et à ceux qui les suivent et les approuvent.
À tous ceux qui pervertissent le message divin.


Funeste limace qui pervertit l’enfance,
Et l’habille des atours de noces.
Funèbre rapace qui prend sa proie
Parmi les plus vulnérables choix.
Drapées de noir, couleur de désespoir
La haine a asséché vos veines.
Le cœur aussi sombre qu’une nuit d’encre
À l’image du pétrole qu’ils déversent,
Pour répandre leur doctrine,
Et acheter vos consciences.
Charbon d’âme et de corps,
Traîtres de la foi et de la loi,
Félons, qui voulez soumettre la femme et l’enfant.
Où trouvez-vous l’audace
De vous complaire dans vos perfides vues
Et d’affronter la lumière du jour ?
Où cherchez-vous le mal
Incarné, qui tue d’innocentes victimes ?
Suppôts de Satan !
Perverses sont vos intentions !
Bestiales vos prétentions !
Je porte la voix des poètes
Et de tous les humains qui respectent la vie.
Je l’élève haut et fort,
Pour vous transmettre cet ultime cri :
Chancres de la nuit,
Que le feu embrase vos entrailles
Et carbonise vos âmes.
Que l’enfer vous ablate,
Qu’il purifie le monde de vos minables machinations,
Et qu’il soit votre première et dernière destination !

jeudi 7 septembre 2017

Marocains, nous sommes multiculturels, pas schizophrènes !







 « J’ai écrit mon identité
A la face du vent
Et j’ai oublié d’écrire mon nom »
Cet aphorisme, qui donne la notion de l’identité, est du grand poète syrien Adonis dont je partage les idées.
Car qu’est-ce que l’identité, si ce n’est l’acceptation de ma nature humaine d’abord, avant toute autre considération. Qu’est-ce qu’un nom, sinon celui par lequel on m’a baptisé, et dont certains voudraient se servir pour m’enfermer dans une case culturelle.
En théorie, l’identité, par son côté philosophique, comporte trois notions : c’est d’abord la relation de tout individu à lui-même, son appartenance à un groupe, et enfin le degré de ressemblance des membres de ce groupe. En psychologie, c’est la représentation de soi que cet individu se fait, et comment le groupe le perçoit.
Dans la réalité c’est tout autre chose. Dans la vraie vie, on voudrait séparer les gens en groupes, en castes, par leur naissance, leur formation, ou leur culture. Et comme Adonis, je m’insurge et refuse cette séparation, en l’écrivant à la face du vent.
Certes, j’habite au Maroc, je suis Amazigho-Arabe de "souche", mais je suis également arabo-occidentale de culture. Et j’adore ces deux versants de ma nature. N’en déplaise à tous ceux qui veulent se replier, et s’enfermer dans le carcan d’une identité culturelle exclusive, moi je me meus avec aisance dans les deux, sans que cela n’induise un paradoxe. Mes deux cultures ne sont jamais en opposition, ils s’enrichissent et se multiplient l’une par l’autre, et forment mon être, ma véritable seule et unique identité.
Il n’y a aucune "schizophrénie" dans cet état de fait, puisque j’ai la liberté de choisir laquelle incarner, et que je l’applique consciemment à tout moment. Je ne me sens contrainte ni par l’une ni par l’autre, et peut m’émouvoir aussi bien d’une chanson d’Oum Kaltoum, de Abdelouahab Doukkali ou de Idir, que d’une chanson de Jacques Brel ou d’Aretha Franklin. Je peux lire Rubaiyat Al khayam et Naguib Mahfoud, comme j’adore partir à la recherche de tous les temps perdus, que ce soit celui de Marcel Proust, ou bien les œuvres de Marguerite Yourcenar.
Mon identité ne s’étend pas à un pays ou une région, elle est la liberté de me sentir entière dans chacune de ces deux cultures. Celle Amazigho-arabe qui m’a fait naître et qui m’a été offerte, et celle occidentale que j’ai acquise, que j’ai fait l’effort d’étudier et d’approfondir, et que j’assume entièrement.
Je ne me sens pas étrangère à cette dernière, je l’ai gagnée par mes études, mon travail et ma persévérance. Je ne la dois à personne. Une culture est un essaim de pollens portés par le vent, elle fleurit là où elle trouve un terrain favorable, là où elle est bien arrosée et entretenue. Comme je ne vois pas d’inconvénients à ce que d’autres s’approprient et développent celle de ma naissance. Cela a déjà été le cas par le passé, et peut continuer maintenant. J’aurais pu m’intéresser à la culture nippone, ou mexicaine, ça n’aurait rien changé, je serais dans l’acceptation de cette deuxième ou troisième culture.
L’identité s’écrit à la face du vent, comme a dit le poète, il a oublié d’écrire son nom, tant il se sent universel. Pour ma part, je déteste également les mots tels que fermeture, clôture, frontières et pensée unique… Ils me rendent claustrophobe.
Mon choix de m’approprier ces deux cultures est délibéré, et je hais le terme de Schizophrénie, qui s’est emparé de toutes les discussions, un tant soit peu "intellectuelles".
On est multiculturels, il faut l’admettre, une bonne fois pour toutes, afin d’éloigner ce spectre psychiatrique qui nous rendrait grands malades mentaux. On est multiculturels qu’on ait fait des études ou pas, qu’on le veuille ou non, et cela se voit tous les jours dans nos villes et nos campagnes. A des degrés divers, il est vrai, mais des nuances existent. Et chacun est libre de puiser dans l’une ou l’autre des cultures qu’il lui soit donné la chance de vivre ou d’étudier, ce qu’il pourra, mais également ce qui lui plaira. De créer son alchimie particulière, d’avoir une saveur unique, avec un bouquet riche, à l’image de notre bonne cuisine. Ainsi que de l’exporter et de la diffuser, en tout ce qu’elle a de bien et de positif.
On est multiculturels, c’est celle-là notre identité. Et plus vite on l’admettra, mieux on vivra bien, dans l’acceptation de soi-même d’abord, mais également dans l’adhésion et l’ouverture aux richesses des autres cultures du monde.



dimanche 3 septembre 2017

Contribution à l'histoire ?


Comme d’un robinet dont l’eau peut se réduire, sans jamais se tarir, l’histoire goutte sur le diaphane d’une vasque de peaux humaines.
Chaque goutte désaltère la peau, lui rend vie, dessine des cercles concentriques dont l’onde se propage en s’agrandissant sur la terre d’ancêtres lointains.
Est-ce utile de connaître son passé pour aller de l’avant… Pour comprendre ce que chaque fragment, chaque poussière de gènes a apporté dans la construction de tout un chacun.
Il y a l’acquis également, que les uns ou les autres des ancêtres, au fil du temps, ont gravé dans leurs cœurs et inscrits dans leurs âmes et sur leurs armures, et qui s’est perpétué à travers les siècles.
Il est indéniable qu'on ne pourra jamais connaître le passé, toute l'histoire...  Mais puisque nous sommes là, il y a d'autres genres de questionnements auxquels on pourrait réfléchir, qui peuvent être plus à notre portée, et qui s’avéreraient utiles au quotidien.
Puisque le propre de l’histoire est d’améliorer l’héritage du passé, de renforcer le socle, afin de bâtir un présent plus solide : peut-on apporter sa contribution à la lignée éclatée qui nous a donné vie, dans un pays, une région, un ou des continents, déjà riches et variés ?
Et si oui, sous quelle forme ?
C’est les questions que tout un chacun devrait se poser…

C’est mes questions du jour.

samedi 26 août 2017

Identité : مريم

C'est quoi une identité, sinon d'abord un prénom.
Ma première poésie en arabe. 
Autobiographique, elle ne déroge pas à la règle.
Vous trouverez une traduction en français en bas de la page.

مريم اسمي أنا
لا ميريم و لا ماري
اسمي كتب لي بالعربي
أحمله في أناملي و في عرقي
ورثه من أجدادي
أكتبه بحبر دمي
بالحروف العربية
و ترجمة أعجمية
لا أخجل أن أنطقه بلهجتي
بكل لغات ذاتي

أنا مريم، تلك التي لا تنام
إلا إذا أحست أنها تسكن
عبير أصلها و هويتها
التي لا تعرف كيف تنسج
من كثرت حروف لغة أمها
حلة تزهو ارتدائها
التي تكتب بلغة تعلمتها
تستطيع أن تعبر بفضلها
عن إحساسها
و كل مشاعرها

لا أخجل من هذا و داك
لا أريد أن أفقد أنفاسي
اللاتي يحملها قلبي و فٱدي
اللاتي رسمتها في جلدي
و في جلد أولادي
أنا مريم، و لست فقط مريم
أنا مسحة باطن اسم
ركزت على جبيني
،مريم
بكل العبارات التي تعني
Traduction en français                                                 
                     

Meriem est mon prénom
Ni Myriam ni Marie
Mon prénom m’a été assigné en arabe
Je le porte de mes empruntes jusqu’à mes veines
Je l’ai hérité de mes ancêtres
Je l’écris à l’encre de mon sang
Avec des lettres arabes
Et la traduction en latines
Je ne rougis pas de le prononcer en mon dialecte
Avec toutes les langues qui me composent

Je suis Meriem, celle qui ne sommeille
Que lorsqu’elle se sent habiter
La fragrance de ses origines et identités
Celle qui ne sait tisser
Des nombreuses lettres de sa langue maternelle
Un habit qui saurait la parer
Celle qui écrit avec une langue apprise
Dont la maîtrise lui permet d'exprimer
Son émotion
Et toutes ses sensations

Je ne rougis ni de l’un ni de l’autre
Je ne veux perdre le souffle
Qui remplit mon cœur et mon âme
Que j’ai transcrit sur ma peau
Et sur la peau des miens
Je suis Meriem, et pas juste Meriem
Je suis une variété de nuances d’un prénom
Ecrits sur mon front
Meriem,
Dans tout ce que cela signifie.

dimanche 20 août 2017

Un cri de coeur




🌻🌼🌷🌺🌹🏵️🌼
J’écrirai encore et encore pour la paix, pour l’amour et la fraternité. 

Je refuse de participer à ce procès où on a pris otage mon pays. Mon âme est sereine devant ces juges. Mon cœur est malade de tout ce qui se passe. Je suis consciente que certains de mes compatriotes ont pris de mauvais chemins, se sont perdus en cours de route, ont été endoctrinés, ont cédé à la facilité de croire que la vie ne vaut que s’ils la fauchaient… Mais les circonstances de vie, les déchirements qu’ils ressentent dans leurs esprits, la haine qu’on leur a inculquée, ne me représentent pas. 
Je vois les cris d’orfraie de tous ceux qui pensent qu’il faut nous mettre la tête au billot, juger l’ensemble du pays, généraliser, généraliser à outrance, encore et encore en parler, comme si le dire et le redire aller crever l’abcès… et régler d’une baguette magique nos problèmes.
Je suis de ceux qui sourient à la vie et qui œuvrent pour la réconciliation et la paix. Avec mes mots, avec mes attitudes, avec mes petits gestes quotidiens, je participe à transmettre les bonnes valeurs, à répandre l’amour, à la continuité de la Vie…
Je ris quand mon cœur veut pleurer. Je me fais ma propre idée de l’actualité. Je ne suis aucune mode. Aucun courant de pensées ne peut m’emporter dans les dédales empruntés par les faiseurs de l’information. Je ne renie ni ne dénigre personne. Et j’aime. J’aime au-delà de mes capacités la liberté, le courage et l’humanisme de ceux qui restent debout et dignes.
♥️♥️♥️

mardi 25 juillet 2017

Oeil sur une filiation



Elles étaient quatre générations de femmes à avoir franchi la porte de la pharmacie ce jour-là :
La grand-mère, un haïk bariolé autour d’un kmis, portait son foulard avec un petit nœud à l’arrière, quatre points devenus gris étaient le tatouage qu’elle avait entre les sourcils. Un œil mort, et l’autre éteint, elle s’était assise sur un des sièges visiteurs.
La mère, la soixante ou peu s’en faut, en djellaba et châle sur la tête, s’était avancée au comptoir. La cicatrice qui coupait la hauteur de son menton trahissait le tatouage camouflé, la génération qui était venue en ville, et s’était adaptée jusqu’à vouloir cacher ses origines.
La jeune femme, dans la fleur de l’âge, couverte de tête en cape d’un tchador noir. Des seuls yeux qu’on voyait, elle avait étreint le désespoir.
La petite fille, dans les dix ans, espiègle et souriante, alors qu’elle était la malade.

La jeune femme s’était échouée à côté de sa grand-mère, laissant sa fille courir dans tous les sens, pendant que sa mère payait les médicaments, et écoutait les explications qu’on lui livrait sur la façon de les administrer à sa petite-fille. Elle, silencieuse, ne prenait parti à rien, elle semblait perdue dans ses songes, n’être là que par acquit de conscience. Une génération mal lettrée, sacrifiée, les pieds entre deux horizons, et qui se laisse mener par la raison du plus fort.
De ces trois premières générations, on ne voyait plus que l’intense fatigue, mais la plus marquée, celle dont le front et les joues étaient barrés de profonds sillons, était la mère. Elle semblait harassée par le poids des responsabilités, elle prenait en charge toute sa famille, aussi bien son ascendance que sa descendance. Cependant, un reste de résistance et de courage la faisait tenir debout. Et on se désole qu’elle n’ait pu les transmettre à sa fille.
Trois femmes au destin différent, mais qui se ressemblaient dans l’épuisement qui faisait plier leurs épaules. Le temps les avait abîmées, jusqu’à ne laisser aucune brillance dans leurs pupilles. Leurs peaux, vieillies avant l’âge, dégageaient cette odeur âpre, acidulée, de celles qui se sont adonnées à toutes sortes de travaux pénibles.

Enfin, il y avait l’espoir dans ce tableau : celui d’une petite fille dont les yeux brillaient d’intelligence. Elle va à l’école et aime les découvertes. Et on se prend à lui souhaiter de meilleurs augures, que la lumière qui l’habite encore ne s’éteigne jamais, de rêver que son destin soit meilleur.
La petite fille s’appelle Hourya. Tout un symbole. Un prénom, que j’espère elle portera avec fierté. Un joli prénom qui revient à la mode.


(Pour mes amis francophones : Hourya en arabe veut dire liberté)