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Artisan orfèvre des mots, spécialisée dans le filigrane.

lundi 21 mai 2018

L'effet jeûne




Il y a quelque chose de bizarre dans le réveil du matin lorsqu’on jeûne
Il y a un silence que l’on a l’impression de déranger
Une grande solitude et un ralentissement du temps
Un sentiment de profonde absence
L’univers semble en attente de ce quelque chose qui va le faire redémarrer
De la pierre qui va déranger la surface de la mare
Cependant que déjà les ondes circulaires nous éloignent des besoins primaires
Et recherchent d’autres sens…
Et il y a cette lutte pour retrouver la terre ferme.


vendredi 18 mai 2018

Un regard



Rien n’est comme il y parait
De tes yeux quémandeurs tu ne peux voir l’indicible
Tout comme tes rêves s’épanchent sur la lune
La vérité est conteuse de lumière énigmatique.

Si tu me demandes ce que tu es
Laisse mes mots forger ta présence :
Tu es le soleil,
Tu es la lune,
Tu es le mirage qui s’accroche aux éclats d’étoiles
Qui glissent derrière les montagnes.
Ton esprit se nourrit d’astres et de néant
De vent larguant la fronde du sable blanc
Et d’écume noire des saisons.
Tu es la beauté ciselée dans la mémoire
Et l’errant du chemin solitaire.

Ici tu vois ce que la nature désigne
Et là ton âme reçoit l’imperceptible.
L’éveil silencieux de la conscience
Ressent le pouvoir de l’infini.
Le soleil qui jaillit au fond de ton être
Estompe tes fuligineuses coulées.
L’éternité est derrière le miroir
Où ton regard porte le voile du départ.


samedi 12 mai 2018

De ces moments de grâce,








Il y a des moments ouverts à la relecture,
Aux couleurs simples de la nature…
Des moments où la rose éclose
Ne porte en son cœur aucun langage des choses…
Il y a des moments où il faut délier son regard,
Parce que le mystère n’est pas dans le brouillard…
Et des moments à recouvrer ce sanctuaire,
Réverbérant la première effloraison de lumière…
Ce sont ces infimes éclisses de grâce,
Que le souffle du silence embrasse…

mercredi 9 mai 2018

Fragilité...



Une musique qui couvre le paysage
D’un léger voilage,
Des fleurs vaporeuses
Qui tressaillent de transparence,
La brise qui pourfend
Les murmures naissants du printemps.
L’air de nostalgie s’invite
Et voyage jusqu’au cœur de l’alpage.
Où suis-je dans ce frisson du temps ?
Les myriades de lumières
Répandent des lueurs
En déliquescence…
De la pénombre, sortent
Les mots alanguis
Qui étendent une certaine chaleur…
L’esprit réverbère
Et ricoche,
Sur la délicatesse des choses,
Et l’inconstance des proses.


lundi 7 mai 2018

Nouvelle étape dans l'écriture



Mes très chers amis et membres de famille,
Chers lecteurs et followers …
L’aventure de la publication de l’écriture a commencé par vous. Je ne cache pas que cela a été une très grande étape dans ma vie. Une sorte de liberté que je tâtais à peine, et dont je ne ressentais pas encore toute la portée. C’était un long chemin, et en même temps l’aboutissement de quelque chose que je recelais au fond de moi depuis de très nombreuses années. Je ne faisais pas que les ressentir d’ailleurs, je les écrivais, mais n’avais pas le courage de les mettre en lumière.
Aujourd’hui, plus que jamais, je pense aux mots d’André Malraux qui a dit que la liberté appartient à ceux qui l’ont conquise. Je pense que j’en ai conquis une part, et que cela me donne déjà le vertige. Elle est un état d’esprit finalement, et j’ai évolué et progressé dans ce sens…
En écriture également. Et cela, en grande partie grâce à vous. A vos remarques, appréciations et vos encouragements…. Mon blog "Les mots en filigrane" a gagné ses lettres de noblesse par tous ses followers, et a pu intégrer l’application nationale Maroc-Blog. A chaque évolution de mon écriture, à chaque avancement, je vous ai tenus informés. Et c’est dans cet esprit-là que j’écris ce billet.
Alors voilà. Beaucoup d’entre vous m’ont envoyé des messages me demandant la raison pour laquelle j’ai retiré certains de mes écrits qui étaient publiés sur le blog, ainsi que sur facebook. On m’a demandé aussi pourquoi je diffusais moins de textes qu’avant. Et la raison est que d’une part j’ai été très occupée à retravailler ces écrits et à en écrire de nouveaux, et que d’autre part une maison d’édition va bientôt publier un recueil de mes poèmes.
Par ce billet, je voulais vous remercier chaleureusement et vous rendre hommage. Il a été difficile pour moi de trouver un équilibre entre la confidentialité de l’épanchement du cœur, et le narcissisme et même parfois la sorte de vanité, qui entourent toute publication… Entre mes devoirs de mère de famille, et ceux relatifs à mes diverses occupations sociales et professionnelles.
Vous me connaissez suffisamment maintenant pour savoir que je parle avec sincérité, et que c’était un combat quotidien. Je ne prétends pas que je l’ai gagné, je ne prétends même pas que le recueil, qui sera bientôt publié, changera quelque chose à ma vie, ou à ceux et celles qui le liront. Mes écrits sont très souvent dans le témoignage, et s’ils peuvent donner le sourire, s’ils peuvent imprimer de belles impressions dans les esprits, ou bien que des personnes se retrouvent dans leurs expressions et idées… s’ils peuvent au moins donner l’envie d’écrire, ou de pratiquer et partager n’importe quelle activité artistique ou hobby… et je me sentirais déjà très heureuse de réussir ce petit quelque chose.
Le recueil sera intitulé "En filigrane ", en hommage au blog qui a libéré ma parole, mais également pour toute la notion de filigrane que la poésie comporte. J’ai ciselé ses textes avec soin, comme l’artisan orfèvre que je prétends être. Et j’espère qu’il vous plaira.
Je vous promets aussi de poursuivre dans cette voie, et de reprendre l’écriture, ou la réécriture, des romans et nouvelles déjà entamés.
Enfin, je voudrais vous dire que je suis toute en reconnaissance et gratitude,
Et vous remercie infiniment.

jeudi 3 mai 2018

La couleur de l'amour



Comment expliquer la sensation qui m’a saisie ce jour-là ?
Mes yeux se sont ouverts sur une étoile aussi brillante que divine. De la lumière a éclaté dans mon être, elle était si blanche et intense que j’ai cru m’évanouir. Elle était d’une essence sublime et dans le même temps d’une composition si fragile… comment en parler sans être ridicule ?
Un sentiment si humain, si commun… et qui pourtant m’a happé comme un rêve impossible qui se réalisait enfin… Une ferveur et une fulgurance de responsabilité et de reconnaissance… Un enlacement d’affection pour la terre entière. Je suis devenue vulnérable depuis ce jour où j’ai reconnu la couleur de l’amour… 
Écrasée par mon humanité, et par ce sentiment de maternité.

لَونُ الحبّْ
كيفَ أفسِّرُ ذلكَ الإحساسَ الذي غمرني ذاتَ يوم؟
تفتَّحَتْ عينايَ عن نجمةٍ ساطعةٍ بِنورٍ إلهي . في كياني تفَجَّرَ نور باهرٌ، كادَ مِنْ بياضه أن يُغمى عليّ. كان ذا سُمُوٍّ وهشاشةٍ في آنْ...كيف بوُدِّي، خَشيةَ هُزْءٍ، أنْ أحْكِيَه؟
إحساس إنساني، مَنْ منا لا يعرفه...ومع ذلك انْقضَّ عليَّ مثلَ حلمٍ مستحيل أخيراً يتحقَّقْ...زَخَمٌ صاعقٌ مِنْ مسؤوليةٍ وعِرفانْ...أَحضُنُ الْأرضِ بِرِفْقٍ، كلَّ الأرضِ. هشاشةٌ أَلَمَّتْ بي منذ ذلك اليوم الذي عرِفتُ فيه لونَ الحبّْ...
أرزحُ مِنْ إنسانيتي،
وأرزَحُ مِنْ تلكَ الأُمُومَهْ.

ترجمة محسن غيلان

jeudi 19 avril 2018

Au printemps,




Au printemps de la joie
Naissent les fleurs des bois
Qui ruissèlent
De soleil.
Elles revêtent une corolle
D’où jaillit leur nature dorée
Et mordorée.
Fougueuses, ardentes
Mutines,
C’est elles que les abeilles butinent,
Jusqu’à laisser fondre,
Leurs cœurs.
Le printemps est bien la saison
Du miel et des bourgeons,
Des cueillaisons.