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Artisan orfèvre des mots, spécialisée dans le filigrane.

samedi 23 septembre 2017

Réflexion : De l'observation des étoiles




Lever la tête et suivre les dessins du ciel.
Grossir l'image jusqu'à voir les cratères de lune, l'anneau de saturne. Retrouver l'arc de la voie lactée, les représentations que forment les constellations, pointer les nébuleuses, les étoiles éclatées. Réaliser que l'image que l'on voit a traversé des milliers d'années lumière avant de nous parvenir...
Sentir cette infinitésimale grandeur de l'univers, et l'infinitésimale futilité de nos petites existences...
Et cette odeur de fumée du bois résineux autour duquel s'est faite la veillée des étoiles, et qui éveille un étrange sentiment, une étrange mémoire...
Et ces étoiles filantes, et cette aube qui appelle... et qui réveille...


Voir la nuit guidé par un œil exercé est de l'ordre de la magie.
Observer les étoiles donne un frissonnement au cœur... laisse toujours une empreinte.



jeudi 21 septembre 2017

Adagio : Voeux du Nouvel An





La vie devrait être un Adagio,
N’est-il pas le meilleur rythme que l’on devrait adopter ?
Ni trop lent, ni rapide, un mouvement qui s’orchestre si bien avec les battements du cœur, une harmonie qui élève l’esprit et dévoile la beauté de la nature. Mais les trous d’air apparaissent pour vous tirer vers le bas, il faut alors s’accrocher à la force de la confiance en soi, de l’affection et du soutien de sa famille, et de ses amis, pour se maintenir en équilibre.
Tourner chaque journée comme les pages d’un cahier,
Écorner les jours sombres, en espérant qu’avec le temps, plus aucune feuille ne sera jamais pliée. En souhaitant que seule la lumière se répande le jour.
Et attendre patiemment que la mélodie reprenne, 
Pour respirer de nouveau,
Pour se réapproprier la musique de son âme.

Très belle veillée du Nouvel An, mes amis
Qu’elle vous comble des bienfaits de sa nouvelle lune
Qu’elle apaise les cœurs, et lisse les rides de la nature
Et qu’elle vous apporte la force, la tendresse et l’amour

Ombrages


Nuit étoilée - Vincent Van gogh


La douleur quand elle lancine
Vertige du temps, du chaos
Inscrit dans les fragments de chair
Qui se rappellent à ces souvenirs
Qui font suffoquer de peine.

Tristesse quand elle s’accapare
De l’âme rissolée par le feu
D’un brasier qui cuisait
Dans l’abîme d’un puits
Qu’aucune échelle de temps
N’a jamais atteint.

Je ne suis pas la vie
Je n’ai plus d’envie
Je ne suis pas le temps
Je n’ai aucune patience
Je ne suis pas la nature
Je n’ai pas sa mansuétude.

Rage quand elle s’empare
Tel un orage d’un esprit
Vaincu par l’asthénie.

Ombrages quand allez-vous
Quitter ces lieux de faction,
Et que les couleurs recouvrent
Les guets de charmille.

Je suis accablée
Désarmée
Malhabile,
Je suis brisée et fatiguée.
Je ne puis rien offrir,
Qu’un confetti de larmes.


lundi 18 septembre 2017

Abysse


"Abysse" - B. Alexis - huile sur toile 2012



Entre Je et Moi
Réside un indicible abysse
De mots enfouis si profondément
Qu’une vie ne suffirait à extirper.
Je m’acharne pourtant,
Je creuse,
Fort.
Je sue de sang et de passion
J’y ligote mon cœur et ma fureur.
Et je rage,
Je m'asphyxie,
De ces ténèbres,
De ces chiquenaudes de mépris.
Je m'abhorre,
De manquer de force,
De les voir exposés.

samedi 16 septembre 2017

Les sens (l'essence) ... d'un "mot"








J’ai toujours su que les mots avaient plusieurs sens.
Ils valsent et se baladent, prennent le rythme des autres mots auxquels ils s’accrochent.
Mais parfois, on peut trouver le mot qui se suffit à lui-même. Il a une résonnance, qui fait plonger dans un univers de constellations particulières. Ces mots-là sont si puissants qu’à leur seule évocation vous voyagez et vous détachez de votre canapé. Ce sont des mots de rêves et d’évasions. Ils sont les mots les plus riches du dictionnaire, de ceux sur lesquels on peut écrire des pages et des livres.
L’autre jour j’ai essayé un mot de tous les jours, un terme banal, je n’en suis pas encore au compliqué. J’ai écrit le mot "fille".
Je n’ai pu m’arrêter de transcrire les impressions qu’il me révélait, tout au long de la journée. Je ne vous dirais pas combien de feuilles j’ai remplies. Il m’a poursuivi jusqu’à mon lit, et a peuplé mes rêves de nuit. Entre filiation et succession, des romans peuvent s’écrire. Je n’en suis pas là, c’était juste pour dire.
Une autre fois j’essaierais un mot encore plus simple, avec moins de connotations, c’est un très bon exercice. Écrire un mot et se laisser habiter par son âme. S’en imprégner, revisiter son essence, et voir jusqu’où s’élève sa fragrance. L’étaler du bout du stylo sur la feuille blanche. Retrouver la tendresse qui s’en dégage, la tristesse qu’il évoque, sa sensibilité et ses diverses particularités.
Il devient vivant. Sa mélodie invente ses notes, elle peut créer son propre monde. Et quand la main se met à danser sur le papier, un doux vertige se répand sur les pensées.




vendredi 15 septembre 2017

L'été s'éternise...





La baie gonfle et se gorge de suc
Prend la couleur brune du sucre
Au soleil flamboyant de l’été
Elle a lentement cristallisé
Sa douce chair pour plaire
Au désert et ses nomades stellaires.
Les fleurs sauvages se reprennent
Ajustent leurs coiffes châtaigne
La chaleur est étourdissante
La saison était éblouissante.
L’été s’en va doucement
Brûlant les dunes impunément
Laissant les palmiers s’alourdir
Des fruits de l’automne à venir.
Ses rayons s’alanguissent sur la ville
Révèlent les fugaces idylles
Ces tendres entrelacs d’étreintes
Et leur durable estivale empreinte. 

De l’autocensure en écriture,




Ivresse des mots
De miel au goût âpre
Qui glissent dans les plis
Des phrases inutiles
Boire la liqueur vive
La mâcher et recracher
La raison se penche
Sur la lie de la nuit
S’enivrer de serments
Se soûler de promesses
Suis-je condamnée ?
Par les noirs ennuis
Dans l’attente des blâmes
Au réveil de l’esprit
Qu’ai-je fait de mes projets ?
Quel juge saura jauger ?
Qui de l’autre sera damné ?
Que la hargne se réveille !
Ne puis-je un jour espérer ?